29 juillet 2018 : Pré-commande et Uranus spoiler

Il y aura du Grenache, il y aura du Cinsault, il y aura du Carignan, enfin peut-être si tout va bien. Les vignes verdoyantes à la suite des fortes pluies printanières se trouvent à quelques kilomètres au nord-est d’Uzès. Puis je vinifierai ces 15 hectolitres dans la cave de Gajan, soient environ quelques 1800 slash 2000 bouteilles. Comme vous êtes déjà plusieurs à me demander où passer une pré-commande d’un vin qui n’est d’ailleurs pas même existant, et dont je ne sais encore comment je l’amènerai jusqu’à sa finalité, et dont je n’ai aucune idée de sa composition, tension, élevage, sinon que le produire le plus naturellement possible, sans intrants ni manoeuvres lourdes, ni filtration, ni collage etc., je me permets donc de vous présenter ce que j’ai en tête, si l’envie vous vient d’acheter en primeur. Toutes ces idées sont des suppositions de vinification et d’élevage, bien entendu tout peut changer du jour au lendemain en fonction des raisins, de la maturité, de si je trouve cette dernière cuve de 5 ou 7hl, des fermentations, de la malo etc. Voilà, c’est donc un achat avec « présentation non contractuelle »...

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  • Cuvée « Mise en Bouche » 2018, vin de France : 100% Grenache non égrappé presse directe ou macération très courte, fermentation en cuve et élevage en cuve. Je cherche ici à avoir de belles maturités sur les raisins, mais en tirer un jus assez clair, presque un blanc de noirs. On verra jusqu’où je me laisse porter, et si je tiens la macération courte. Environ 800 bouteilles. 
  • Cuvée « Manhattan » 2018, vin de France : 100% Cinsault égrappé à la main sur grille, fermentation en cuve, élevage en vieille barrique de 225L. Je voulais l’appeler « New York » mais la DIRECCTE m’a refusé parce que  le terme New-York  est un nom géographique ce qui est interdit pour les vins de France. J’ai donc opté pour « Manhattan », ce qui me plait aussi. Pour cette cuvée, je souhaite égrapper sur un de ces racks en osier, mais le temps de fabrication et le coût de cet objet me forcent à me rabattre sur une grille classique posée sur un bac. J’avais vu cette méthode au domaine Milan, il y a plusieurs années, et je m’étais toujours promis de faire des petites cuvées de cette manière, à l’ancienne. Environ 500 bouteilles. 
  • Cuvée « Le vertige de la nuit dernière s’est abattu sur moi, et sur mon téléphone s’affichaient plusieurs messages : quatre de Bérénice, un de Vincent, mais comme toujours, aucun de toi » 2018, vin de France : assemblage de Cinsault et Grenache en cuve puis élevage en vieille barrique de 225L (enfin on verra). Un titre super long, je sais, qui sort d’un manuscrit écrit cette année. Je voulais l’appeler « Bérénice », mais le nombre de fois (trop important déjà) où l’on m’a demandé « Pourquoi Bérénice », ou « C’est qui Bérénice ? » m’a clairement poussée à l’utiliser dans une phrase, comme un petit poème. Et puis Vincent, c’est pour le roman « Fou de Vincent » d’Hervé Guibert. Environ 300 bouteilles. 
  • Cuvée « Arc en ciel » 2018, vin de France : Carignan (à confirmer si je trouve ma dernière cuve de 7hl). Une cuvée à l’🌈 dessiné sur l’étiquette, en hommage à la culture queer. Environ 200 bouteilles. 
  • Patchwork de différentes bouteilles. 

Les vins seront prêts, peut-être, tu crois, je l’espère : en mars 2019.

(suite de l’article après les photos)

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Deux barriques de Philippe Pibarot.

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Lavage de la barrique puis méchage dans quelques jours.

Et puis, quelques nouvelles depuis le début de l’été…
La lune était rousse hier, surplombée par Mars, quand Uranus a finalement décidé de faire son entrée dans mon signe (taureau) jusqu’au mois de Novembre (puis il y reviendra en mars 2019 pour sept ans). Je me sens  toujours aussi électrique, néanmoins la fatigue s’estompe pour laisser place à une sérénité et un certain aplomb.

J’ai reçu l’heureuse nouvelle d’obtenir mon numéro d’assise (agrément des douanes pour transformer le fruit en alcool, donc le raisin en vin) et mon CVI, soit l’immatriculation de mon entreprise au Casier viticole informatisé.

Quand en février dernier, je suis revenue m’installer dans le Gard pour y faire mon vin, j’étais à mille lieux de croire que tout serait fin prêt pour la production cette année. Je m’étais laissée la possibilité d’un blocage au niveau administratif ou d’un oubli dans  mon organisation, me disant que peut-être tout ça, ma production, n’aurait lieu que l’année suivante. Pourtant au fil de rencontres fortuites et tellement espérées, de coïncidences et d’un soupçon de chance, vignerons désireux d’enseigner et d’aider les nouveaux implantés dans la région, sont venus vers moi pour m’offrir leur savoir, me donner des barriques, me prêter des cuves, me louer une parcelle afin que j’y récolte le raisin de mes futures bouteilles. Tout s’est déroulé, une chose après l’autre, sans embûche.

2018 restera à jamais sui generis !
Un grand merci.

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